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Qui était Pépé Nicolas ?

Je pourrais écrire un livre pour parler de mon grand-père Nicolas, ou en parler pendant des heures… Mais je vais être bref pour vous raconter ce qu’était la vie de ce mari, père et grand-père extraordinaire.

Il est né le 03 avril 1907 et décédé le 24 septembre 1994 à l’âge de 87 ans.

C’était un homme très intelligent. Il a eu la chance d’allé à Turin passé son BAC, ce qui était très rare pour l’époque, et de devenir bachelier ! A 26 ans, ce jeune homme qu’il était épousa une dénommé Juliette…

De cet amour en sont vite arrivées 5 filles, dont ma mère l’ainée née en 1934.

« Pépé Nicolas » a toujours été présent pour ses cinq filles et sa femme, malgré une partie de sa vie en tant qu’agriculteur, métier physiquement dure et pénible puis par la suite plusieurs métiers, plus ou moins dure physiquement. Même lors de l’occupation Italienne en 1940 jusqu’à l’occupation Allemande en 1943 et ce jusqu’à la fin de la guerre, il s’est toujours battu pour que sa famille ne manque de rien.

Il a comblé ma grand-mère Juliette de bonheur, cette grand-mère extraordinaire, si tendre et affective avec nous… Toujours prête à nous faire son « Greniotu » (polenta cuite dans la crasse du beurre, avec du sucre et de la crème fraiche) que toute la famille raffolait, simplement pour faire plaisir... Nous avons gardé cette tradition dans la famille, un Greniotu redonne le sourire et invite à la convivialité ! 

Je me souviendrais à jamais de ces montées à Mont-Bas à pied depuis Bramans, seul avec lui, dès mon plus jeune âge. Ou encore de ses montées avec mes cousines quand notre grand-père nous surprenait à devenir conteur, où se dévoilait en nous parlant de la vie d’autrefois… Sans le savoir à l’époque, il nous formait à devenir de bonnes personnes, à aimer ces montagnes qui nous entourent, l’importance de la famille et de l’amour, la passion qu’il avait pour ce chalet familial que ses ancêtres on sut conserver durant des siècles…

Et toutes ces soirées où, nous nous retrouvions, petits et grands, après le dîner, pour écouter les souvenirs de sa vie, son enfance, la guerre, la rencontre avec notre grand-mère Juliette… Je pense, avec du recul, que certaines de ces histoires étaient romancées. Mais nous les aimions tellement comme ça !

C’est là, toute la richesse de l’héritage que nous a laissée notre grand-père : la transmission. La transmission de ses valeurs humanistes, ses idées, sa force et ses passions ; la donation de sa vie, de son histoire.

Je souhaite te remercier Pépé, pour nous avoir légué cette éducation et ces idéaux. C'est en grande partie grâce à toi que nous avançons dans la vie, et que nous continuerons à nous battre pour des causes justes.  Tout ce que tu as pu m'apprendre, me faire découvrir, toutes les histoires que tu as pu me raconter, je les transmets à mes enfants, sois-en certain ils comprendront un jour l’importance de toutes ces histoires…

J’espère que de là-haut, le refuge « Lo Tsamou » surnom de la famille SIMON te fait sourire et t’apaise ainsi que ton père Victorin qui fut lui aussi un très grand homme au service des gens et de son village dont il a été conseiller et maire pendant plus de quarante ans.

Ton souvenir restera bien vivant dans nos cœurs et dans nos vies. Tu as toujours été mon modèle, mon héros, et tu le resteras. Nous avons tellement reçu d’amour, d’attention, qu’il est toujours très difficile aujourd’hui d’imaginer que tu ne sois plus là.

Les personnes qui le connaissaient se souviendront d’un homme heureux, honnête, courageux, passionné par son village et ses ancêtres.

J'aimerai, pour finir, citer cette phrase de Victor Hugo, qui prend tout son sens ici, "Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis".

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